Définition

Un monument historique est un bien (meuble ou immeuble) reconnu comme présentant un intérêt historique, artistique, scientifique ou technique qui justifie sa préservation aux générations futures.

Ouverture des usines élévatoires

A l'occasion des Journées européennes du Patrimoine, les usines élévatoires de Trilbardou et Villers-les-Rigault vous accueilleront de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 heures.

Entrée gratuite.
Un soutien à l'association (don, achat de cartes postales ou de livres) sera le bienvenu.

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100 ans de protection

La 30ème édition des Journées européennes du patrimoine et l'année 2013 sont l'occasion de commémorer une loi fondatrice pour la protection des monuments historiques en France : celle du 31 décembre 1913.

Si la préservation du patrimoine semble aujourd'hui une évidence, il n'en a pas été de même les siècles derniers… Combien de châteaux, et d'églises ont-ils été détruits, de maisons démolies et d'ouvrages livrés à la pioche !
La prise de conscience de la valeur de ce patrimoine a été lente.

Dès le xviiiè mais surtout au xixè, des voix s'élèvent pour préserver un patrimoine qui a parfois bien souffert de la Révolution. Un exemple parmi tant d'autres : Sous la Terreur, Il a fallu l'intervention exemplaire et la ténacité d'un ingénieur, Jean-François Mariès, pour sauver la cathédrale d'Albi de la pioche des démolisseurs. Plus près de nous, dans les années 1950-1960, plusieurs villes ont vu leur centre historique mutilé ou détruit.

La protection des monuments historiques ne débute réellement que sous la monarchie de Juillet. La politique de sauvegarde donne lieu à la création, en 1830, de l'Inspection générale des monuments historiques. Prosper Mérimée, nommé inspecteur général, est chargé de s'assurer de l'importance historique des édifices du royaume et de veiller à leur conservation.

Une première liste de biens est établie en 1840 et comporte 934 monuments, principalement antiques et médiévaux.

Une loi promulguée en 1887 permet de poser les bases d'une légistlation de protection des biens présentant un caractère historique et artistique de premier ordre. Cette loi apparait pourtant rapidement insuffisante. Il faut attendre celle de 1913 pour franchir une étape déterminante dans la sauvegarde du patrimoine. Parmi les principales mesures proposées par cette loi, on peut noter la possibilité de classer une bien sans l'accord du propriétaire, des sanctions pénales en cas de non-respect des prescriptions, et une procédure de protection d'urgence pour les monuments en péril.

En 1913 on compte 4800 monuments classés.

L'application de la loi sera retardée par la première guerre mondiale. En 1927, un second degré de protetion est mis en place  : l'inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques qui constitue l'antichambre du classement et concerne des sites ou objets présentant un intérêt historique ou artistique suffisant pour être protégés.

Le patrimoine du xxè siècle reconnu

Dans les années 40, le regard sur le patrimoine intègre aussi les abords des monuments classés afin que les aménagements qui y sont prévus ne leur portent pas préjudice. La création de secteurs sauvegardés prenant en compte tout un ensemble urbain avec une cohérence architecturale et historique renforce cette idée. C'est sous l'impulsion de André Malraux, dans les années 60, que le patrimoine des 19è  et 20è  siècles va être reconnu..

 

Aujourd'hui on compte en France plus de 43000 immeubles protégés, dont 14000 classés.

Les 30èmes Journées du Patrimoine

C'est un retour aux sources que proposent au public les Journées du patrimoine cette année en choisissant pour thème la loi de 1913 pour la protection des monuments historiques. Bien que ces journées devenues européennes en 1991 aient élargé la notion de patrimoine a bien d'autres lieux, les monuments classés historiques sont toujours en tête du nombre des visites.

Les découvrir, c'est contribuer à les sauvegarder.

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