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Les canaux pendant la guerre 1914-1918

Le canal de l'Ourcq au cœur des combats

Les champs de bataille de la Marne
Les champs de bataille de la Marne
Photo Gervais-Courtellemont

En septembre 1914, le canal de l'Ourcq est au cœur des combats de l'Ourcq, partie de la première bataille de la Marne.

On désigne communément sous le nom de bataille de l’Ourcq cette importante partie de la bataille de la Marne où l’Armée de Paris et la sixième armée sous le commandement des généraux Gallieni et Maunoury remportèrent des avantages décisifs sur les trois corps d’armée allemands qqui voulaient forcer le passage sur Paris. Ce panorama, exécuté par le service géographique du camp retranché de Paris, représente le terrain des opérations, supposé vu d’une hauteur de deux mille mètres On peut y juger de l’importance de nos succès du 5 septembre, qui nous rendent maîtres des hauteurs de Monthion-Penchard, sur lesquelles allait s’appuyer notre offensive des jours suivants, pour enrayer définitivement la marche en avant de l’ennemi.(1)

Exposition à l'usine de Trilbardou - 2014-2015

L’exposition Les canaux pendant la guerre 1914-1918 a été conçue et réalisée par le service des Canaux de la Mairie de Paris et l’association Au fil de l’Ourcq, avec le concours du Musée de la Grande guerre du pays de Meaux, de l’Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense (ECPAD), du musée du Service de Santé des Armées (SSA), du musée de la Batellerie de Conflans-Sainte-Honorine, de la Parisienne de Photographie.
Prévue pour être présentée d’octobre 2014 à octobre 2015 à l’usine élévatoire de Trilbardou, elle a été prolongée à la demande de nombreux visiteurs de l'usine élévatoire. Elle abordait plusieurs thèmes :

La situation géographique du canal de l’Ourcq, son caractère de voie de communication et de transport, mais aussi son rôle dans l’approvisionnement en eau de la ville de Paris, des canaux Saint-Denis et Saint-Martin, ainsi que des douves des forts de la rive droite du canal Saint-Denis en faisaient un territoire stratégique. En 1870, les Prussiens avaient détruit les berges de la rive droite pour inonder la plaine du Bourget. Cet épisode avait mis en évidence la nécessité de préserver et maintenir la navigabilité du canal.
Au cours de la fin du 19ème siècle, l’armée se préoccupe de l’évacuation des blessés lors d’un éventuel futur conflit. Pour cela elle organise des essais de transport sur bateaux. Le canal de l’Ourcq ne sera pas utilisé pour le transport de blessés mais fournira à l’armée un grand nombre de flûtes d’Ourcq pour naviguer sur d’autres canaux.
Les usines élévatoires, et en particulier celle de Trilbardou, doivent pouvoir continuer à alimenter le canal en cas de coupure de son approvisionnement en amont.
Dès le début du conflit, le trafic est paralysé. Les hommes partent tous au combat, et laissent derrière eux des bateaux chargés que plus personne ne sait manœuvrer. Le personnel qualifié fait défaut. Les chantiers de construction sont arrêtés et les pierres et plâtre chargés sur les bateaux ne trouvent plus preneur. De nombreuses flûtes ont été réquisitionnées. En amont, les destructions et les coulages de bateaux gênent l’écoulement des eaux.
Les destructions de ponts, de bâtiments, d’arbres et de bateaux sont la conséquence des durs combats qui sont connus sous le nom de bataille de la Marne, puis des bombardements sur Paris par le canon surnommé Grosse Bertha.

Exposition "les canaux pendant la guerre de 1914-1918"

Le document qui est présenté sous le lien ci-dessus en reproduit les panneaux. Ceux-ci étaient complétés par des documents originaux et des objets d’époque appartenant aux collections des divers intervenants.

Un film, aimablement prêté par l’ECPAD, était projeté en salle de conférences.

(1)Les champs de bataille de la Marne, cahier n° 1.
Photographies et textes de Gervais-Courtellemont,
Édition Française Illustrée, Paris, 1915.
Collection Bergus