Congis-sur-Thérouanne
Un aqueduc est un canal artificiel, cheminant en souterrain, à même le sol ou en aérien, ouvert ou fermé, destiné au transport de l’eau, selon une définition couramment admise.
La Thérouanne a longtemps partagé une grande partie de ses eaux avec le Canal de l’Ourcq, mais c’est désormais une époque révolue. (voir La Thérouanne, dans le chapitre "Les affluents")
Il y a donc toujours eu la nécessité de donner un passage à son cours, que ses flots aient été intégraux ou partiels.
L'aqueduc se situe au PK 70,5 environ, à 225 mètres en aval du pont de Congis.
Cette rivière ayant déjà un débit respectable en moyennes eaux peut fortement grossir et charrier des éléments de grande taille, notamment des arbres.
Il a donc fallu lui réserver un large passage de 3 m de largeur et 5 m de hauteur, sous la forme d’un ouvrage d’art de 30 mètres de longueur, formant un tunnel rectiligne.
Le radier faiblement penté est pavé de grès.
La construction, en moellons cimentés d’une facture remarquablement soignée, ne présente aucune faiblesse structurelle, après deux siècles de fonction.
Tête aval, rive gauche du canal
Tête amont, rive droite du canal
Les passages du chemin de halage et de celui de contre-halage sont bordés de garde-fous en bois.
L’extrémité occidentale est accessible par un talus très pentu en rive droite, mais une certaine discrétion s’impose car les propriétés privées habitées sont très proches.
Sauf en période de crue, cet aqueduc peut aisément être parcouru à pied moyennant bottes ou chaussures de bain, le niveau d’eau moyen ne dépassant pas 20 cm, le plus souvent.
En période d’étiage, on parvient à passer sans mouiller les chaussettes en rasant les parois !!!
L’extrémité orientale est elle aussi accessible, plutôt en rive gauche, et plus facilement car elle est arborée et se trouve en zone inhabitée.
La qualité des eaux est douteuse… hélas !